La Coalition Ivoirienne des Défenseurs des Droits Humains (CIDDH) a organise le mercredi 12 août 2009 au Centre africain de management et de perfectionnement des cadres (CAMPC) situé à l’Université d’Abidjan Cocody, « un atelier de formation pour la protection des défenseurs des droits humains ». Pendant trois jours, les participants ont débattu de la protection de ceux-là mêmes chargés de défendre les violations contre les droits humains.

Selon Mme Coulibaly Mata, Coordinatrice de la CIDDH, leur structure née en 2004 a pour objectif entre autres de promouvoir les droits des défenseurs des droits de l’homme (DDH) et de les protéger en cas de danger. Mme Coulibaly a affirmé que les formateurs ont eu la tache d’aborder chacun dans son domaine, les différents aspects des droits de l’homme tels que: élaborer un plan de sécurité personnel et environnemental; lutter contre le stress; évaluer les risques potentiels…

Quant à M. Ali Ouattara, président de la Coalition Ivoirienne pour la Cour Pénale Internationale (CI-CPI), il a dit que militer pour la défense des droits de l’homme dans les pays du Tiers-Monde est souvent périlleux en ces endroits avec leurs lots d’insécurité, d’abus, d’exactions, d’exécutions extrajudiciaires, d’impunité…Pour lui, la question qui s’est posée vers la fin des années 90 était: que faire pour ceux qui défendent les autres lorsqu’ils sont eux-mêmes des victimes? C’est pour répondre à cette question que Amnesty International a encouragé et soutenu la déclaration des Nations Unies sur les DDH. Il a rapporté que c’est sous l’impulsion d’Amnesty qu’a vu le jour la CIDDH. M. Ouattara a donc demandé de soutenir cette structure. Soutien qui doit venir des autorités gouvernementales. Cela passe par faciliter le travail des acteurs des droits Humains, c’est-à-dire en d’autres termes, créer les conditions nécessaires pour qu’ils puissent sans risques ni crainte mener leurs activités. C’est dans ce sens qu’a abondé M. Joseph Acka, Directeur de la Réglementation et de la Promotion des Droits de l’Homme, représentant le ministre de la Justice. Pour lui, si aujourd’hui des hommes et des femmes ont moins peur, si l’impunité recule et que les puissants deviennent moins orgueilleux, c’et grâce aux DDH. C’est pourquoi, dans le long processus qui doit conduire la Côte d’Ivoire vers la sortie définitive de crise, il est crucial de donner toutes les garanties sécuritaires aux défenseurs des droits de l’Homme.