La Guinée-Bissau est un pays qui a connu de nombreux coups d’État et rébellions militaires. Les forces armées ont dominé la vie politique en Guinée-Bissau depuis l’indépendance du pays en dirigeant le pays ouvertement ou en coulisse. Elles se sont attribué des pouvoirs qui violent la Constitution du pays. Depuis des années, les forces armées sont devenues un facteur majeur de déstabilisation du pays. En raison de la faiblesse des institutions et des autorités étatiques, la survie des gouvernements dépend du soutien des forces armées.

Les hommes politiques ont, eux aussi, souvent monté les diverses factions au sein des forces armées les unes contre les autres. Les rivalités au sein des forces armées ont entraîné des luttes intestines et des assassinats. Les droits de l’homme payent le prix. Le pays a connu des assassinats, des actes de torture et de mauvais traitements, la liberté d’expression est supprimée et la faiblesse du système judiciaire et d’autres institutions étatiques ainsi que l’absence d’enquêtes et de poursuites judiciaires pour les cas de violations de droits humains commises par des soldats ont perpétué l’impunité dont bénéficient les forces armées.
C’est pour examiner cette situation que l’Etat Bissau Guinéen ira présenter l’état des situations dans le domaine des droits de l’homme devant le Conseil des Droits de l’homme à Genève. La société civile, quant à elle, se prépare activement à cette rencontre.

Le  Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH/WAHRDN) fait, dans le cadre du passage de la Guinée Bissau à l’EPU vendredi le 7 Mai, des propositions de recommandations à l’endroit du gouvernement Bissau guinéen:

1. Ratifier tous les traités principaux relatifs aux droits humains, en particulier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses premier et deuxième Protocoles facultatifs ainsi que la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants;
2. Veiller à ce que les dispositions figurant dans tous les traités internationaux de droits humains,
3. Veiller à ce que tous les cas d’exécutions illégales fassent l’objet sans délais d’enquêtes impartiales et effectives et que les responsables présumés de ces actes soient traduits en justice dans le cadre de procès respectant les normes internationales d’équité.
4. Enquêter sur tous les cas de torture et de mauvais traitements commis par des officiers et autres personnels militaires afin de traduire en justice les responsables présumés de ces actes de torture et de mauvais traitements, conformément aux normes internationales d’équité;
5. Veiller à ce que personne ne fasse l’objet d’arrestations et de détentions arbitraires pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression ou d’autres droits et que les arrestations soient effectuées conformément à la loi par des agents chargés de l’application des lois.

Informations

Selection-EPU des Troikas pour la Guinée Bissau:
le Djibouti, la République du Corée, les Etats Unis d’Amérique

Calendrier provisoire de la huitième session du groupe de travail

Mardi 4 Mai Vendredi 7 Mai Jeudi 6 Mai Mardi 11 Mai
10h-14h: Examen sur la Guinée 9h-12h: Examen sur la Guinée Bissau 12h-12h 30: Adoption du rapport sur la Guinée Adoption du rapport sur la Guinée Bissau