S’il y a une chose qui caractérise la plupart des pays africains, c’est le manque de volonté à pouvoir assoir une culture démocratique caractérisée par le respect effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Au Niger, le non respect des droits de l’homme ces dernières années a entrainé nombres de violations de ces droits vis-à-vis de ceux qui les dénoncent. Arrestations et détentions arbitraires, harcèlement judiciaire, répression violente des manifestations de l’opposition, violations des libertés fondamentales.

Des cas récents étaient celui des membres de la société civile tels Marou Amadou (pour lequel le ROADDH a sorti un communiqué de presse) et de Wada Maman qui ont fait l’objet d’arrestations et de détentions arbitraires et qui continuent jusqu’à ce jour de faire l’objet de poursuites judiciaires.

Quoique arrêté, Marou Amadou, considéré comme leader de la société civile au Niger est optimiste et dit que la lutte pour l’avènement de la démocratie au Niger prendra le temps qu’il faut mais qu’elle atteindra ses objectifs. “Les dictatures c’est comme un grand baobab, à force de lui donner un coup de hache chaque matin, il finira par s’écrouler un beau jour…” a-t-il laissé entendre.

L’arrestation du président de la République du Niger permettra t-elle aux défenseurs des droits de l’homme de ce pays de jouir pleinement de leur droit à s’exprimer librement et que les poursuites judiciaires contre Marou et ses camarades de lutte soient arrêtées?
Attendons de voir!