Le 16 juillet 2011 à 19heures 30 minutes (heure locale), alors qu’elle venait à peine

d’entrer chez elle, Madame Maximilienne Défenseurs des Droits Humains, reçoit un

appel téléphonique, avec un numéro masqué, d’un inconnu se réclamant de la

D.ST , cet inconnu qui avait refusé de s’identifier la convoquait illico presto le lundi 18

juillet à Yaoundé pour l’entendre dans ses bureaux ;

parce qu’elle avait tenu sur les antennes de la Radio France Internationale (RFI) des

propos tendant à déstabiliser la nation et invitant à troubler l’ordre public.

 

Devant le refus de Madame Maximilienne NGO MBE à déferrer a une quelconque

entrevue sans convocation formelle dûment signée et notifiée par une autorité

compétente, l’inconnu lui aurait profère des menaces en ces termes : « c’est ce que

nous allons voir ,si vous ne venez pas on viendra vous chercher»

 

Depuis le lundi 18 juillet 2011, les appels à l’international sont coupés sans motif val

able au domicile de Madame Maximilienne NGO MBE.

 

Le mardi 19 juillet 2011, un correspondant à l’étranger à tenté vainement de la

joindre à partir de son téléphone fixe ; lors de sa dernière tentative, c’est un homme

qui a décroché et a interpellé l’appelant en ces termes : « moi je suis au Cameroun,

qui êtes- vous et d’où appelez-vous ? »Et puis il a raccroché. Le correspondant à

tenté un dernier appel mais la ligne sonnait occupée.

 

Il convient de rappeler que sous l’investigation de Mme Maximilienne NGO MBE , le

REDHAC avait mené un plaidoyer le 07 mars 2011, pour 8 activistes arbitrairement

détenus a la D.S.T  le 20 février 2011 coïncidence curieuse, ce coup de fil anonyme

survient la veille de l’ouverture du procès des 8 activistes qui sont accusés de

tentative de déstabilisation de l’Etat .

Par ailleurs, le 11 juillet, le REDHAC publiait un communiqué de presse dénonçant

l’assassinat de M.GUIME DJIME, Défenseurs des Droits Humains et chargé de la

recherche des informations auprès des Victimes de l’Association OS -CIVIL Droit de

l’Homme basée à Kousseri dans la Région de L’Extrême Nord du Cameroun.

 

En effet les Responsables de l’association OS-CIVIL Droits de l’Homme dénonçaient

la manière dont le choix de deux chefs Traditionnels des villages AFADE, et

NGARDOUKOUM a été conduit par les autorités administratives notamment Monsieur

BONA EBENGUE François, Préfet du Département de Logone et Chari.

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale :

 

– S’inquiète de ce constant acharnement des autorités administratives dans les

activités normales et régulières du REDHAC

– S’interroge fortement sur l’attention particulièrement nocive de la DST à la

personne de Madame Maximilienne NGO MBE

– Craint que ce regain d’intérêt ne débouche sur l’atteinte à l’intégrité physique

morale et psychologique de Madame Maximilienne NGO MBE, par conséquent la

considère comme une menace à sa sécurité.

– Demande aux autorités Camerounaises d’assurer l’intégrité physique, morale et

psychologique de madame Maximilienne NGO MBE.

– Rappelle que l’activité du REDHAC coordonnée par sa Directrice Exécutive au

Cameroun respecte scrupuleusement la législation Camerounaise et Africaine et

contribue à l’amélioration de la situation des Droits Humains notamment le Droit à la

vie comme le stipule l’article3 de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme

partie intégrante de la Constitution Camerounaise : « toute personne a le droit à la

vie, à la liberté et à la sureté de sa personne »

–  Le REDHAC exhorte le gouvernement Camerounais à ratifier, surtout à

appliquer et veiller à l’application de tous les instruments et mécanismes des

Institutions Africaines et Internationales tendant à la protection des

Défenseurs des Droits Humains au Cameroun.

Me Alice Nkom

Présidente du conseil

d’Administration du REDHAC

Roche Euloge NZOBO

Secrétaire du  conseil

d’Administration du  REDHAC

Marc ONA

onseiller du REDHAC