Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH/WAHRDN) est vivement préoccupé par la disparition du Directeur de la radio privée Teranga Fm, M. Alagie Sisay.

Selon nos différentes sources d’informations, le journaliste a été enlevé dans la nuit du 17 juillet, par des hommes non identifiés. Cette disparition fait suite aux précédentes menaces et arrestations dont ce dernier a fait l’objet de la part des services secrets gambiens depuis 2011.

En effet, le 13 janvier 2011, les agents de la Sécurité d’Etat ont mis à sac les locaux de la radio communautaire Teranga FM avant d’ordonner sa fermeture. A cette époque déjà, il lui aurait été reproché la diffusion de certaines informations dans les langues locales.   Puis en 2012, les agents de la NIA (l’agence nationale de renseignement), avaient ordonné la fermeture de la même radio pour avoir refusé d’arrêter la revue quotidienne de la presse gambienne.

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« Les sièges et domiciles des défenseurs des droits de l’homme sont inviolables…… » article 6 de la loi ivoirienne sur la protection des défenseurs des droits de l’homme
Nos organisations sont vivement préoccupées par les Cambriolages ciblés des sièges de l’APDH et du MIDH survenus respectivement dans la nuit du 14 au 15 et dans la nuit du 19 au 20 Mai 2015. Les intrus auraient emporté avec eux de précieux documents et un ordinateur contenant des données confidentielles. Ces cambriolages qui interviennent à quelques mois du scrutin présidentiel, annoncé pour le mois d’octobre, inquiètent les défenseurs des droits de l’Homme qui ont encore en mémoire les douloureux événements générés par les élections de 2010.

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Malgré les demandes persistantes de la Communauté internationale appelant le Sénégal à dépénaliser l’homosexualité, les autorités sénégalaises réitèrent leur refus de légaliser cette pratique  qui serait contre les us et coutumes et religions du pays.

Ce sont des confidences glanées dans les couloirs du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu à Genève. Le Sénégal n’acceptera pas de sitôt, de légaliser l’homosexualité, comme le souhaitent les pays occidentaux. La délégation conduite lundi dernier, par Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice, à l’occasion de l’Examen périodique universel (Epu) à Genève, n’a pas fait dans le clair-obscur en réitérant les propos du chef de l’Etat tenus devant Barack Obama lors de sa visite à Dakar (26 et 27 juin). Pour certains, toutes les recommandations sont les bienvenues sauf celles ayant trait à l’homosexualité. Même si les membres de la délégation n’ont pas voulu s’exprimer à visage découvert, ils ont tenu néanmoins à exprimer leur «indignation» face à l’insistance des pays européens en particulier, relativement à la révision de l’article 319, qui punit les actes contre nature. «Nous allons mettre en œuvre progressivement les recommandations formulées par les pays de la Communauté internationale, surtout celles liées aux conditions difficiles des enfants ou encore aux conditions de la femme, mais il n’est pas question de réviser l’article 319 qui semble plus intéresser ces gens», a clairement indiqué un membre de la délégation du ministre Sidiki Kaba.
Un autre plus virulent est allé jusqu’à se demander au nom de quoi l’Occident veut imposer au Sénégal l’homosexualité, alors qu’au même moment, il combat farouchement la polygamie ? Quoi qu’il en soit, la délégation sénégalaise est restée intransigeante sur la question, même si le ministre lui est resté très évasif sur les réponses apportées lors de son audition devant l’Epu. De façon très intelligente, Sidiki Kaba a esquivé la question en disant simplement que le Sénégal combat plutôt les actes contre nature et non l’homosexualité, car chacun a le loisir de choisir son orientation sexuelle. Mais le Sénégal ne risque rien s’il ne souscrit pas aux recommandations de la Communauté internationale. Si l’on se fie aux éclairages formulés par Rolland Chauville, directeur exécutif de l’information de l’Examen périodique universel qui est un mécanisme nouveau et unique des Nations-unies, entamé en avril 2008 et qui consiste en l’examen de tous les pays du monde, tous les quatre ans et demi, sur leurs pratiques en matière de droits de l’Homme.
M. Rolland Chauville a indiqué qu’au sein des Nations unies, il n’existe pas encore de mécanismes d’évaluation de l’Epu pouvant aboutir à des sanctions à l’encontre des pays qui ne respecteraient pas de traduire en actes  les recommandations formulées par la Communauté internationale. «Pour le moment, nous n’avons pas un mécanisme devant permettre de prononcer des sanctions  suite aux recommandations de l’Epu», a éclairé M. Chauville.
Ce qui veut dire que le Sénégal n’a rien à craindre en termes de sanctions, au moins dans le court terme. Parce qu’à la longue, les pays occidentaux peuvent se lasser de «l’entêtement» du Sénégal, à force de devoir répéter les mêmes recommandations.
«C’est vrai qu’à un moment, peut-être au cours des prochains Epu, les pays peuvent réfléchir à propos de possibles sanctions, mais là, il n’existe pas encore de mécanismes, en se sens», a encore expliqué Rolland Chauville. Des intellectuels sénégalais ont récemment organisé un panel à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, au cours duquel, ils ont tiré la sonnette d’alarme sur l’intention cachée des pays occidentaux de conditionner l’aide au développement à l’abrogation de l’article 319 du Code pénal sénégalais. Les mêmes intellectuels ont demandé à l’Etat sénégalais d’anticiper les réflexions pour des solutions alternatives à l’aide occidentale au développement à l’image de la Gambie qui s’est résolue à prendre son destin en mains.

 

Source: Le quotidien