S’il y a une chose qui caractérise la plupart des pays africains, c’est le manque de volonté à pouvoir assoir une culture démocratique caractérisée par le respect effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Continue reading « L’échec du ‘Tazartché’ va-t-il ouvrir la voie pour un respect effectif des droits de l’homme? »

A la 46eme Session Ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples Banjul 11-24 Novembre 2009
Déclaration au titre du point 6 (e)

Madame la présidente,
Honorables commissaires
Distingués invités
Mme, Mlle et Mr

Le Réseau Ouest Africain pour les Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), présente ses vives félicitations au nouveau bureau élu ainsi qu’aux nouveaux commissaires de la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples.

Nous soutenons la résolution de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sur la Gambie suite aux démêlés avec les défenseurs des droits de l’homme.

Ceci témoigne de l’importance qu’elle accorde au rôle des défenseurs des droits de l’homme, mais aussi de sa volonté de mener à bien la mission qui lui a été confiée, par nos Etats. A savoir: la promotion, la protection et le respect des droits de l’homme par tous et pour tous.

Madame la présidente,

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), suit avec grand intérêt la situation des droits de l’homme sur le continent et plus spécifiquement en Afrique de l’Ouest. Le Réseau Ouest Africain, voudrait par l’occasion qui lui est ici offerte; faire part de ses préoccupations quant aux situations de la Guinée Conakry qui a été le théâtre de multiples violations des droits de l’homme lors du désormais tristement célèbre 28 septembre 2009 et qui continuent à ce jour. Des menaces à l’endroit des défenseurs des droits de l’homme et particulièrement ceux de la Gambie suite aux déclarations du président Gambien, et enfin celles découlant du coup d’état constitutionnel survenu au Niger.

Ces événements pour ne citer que ceux là, illustrent la dégradation continue de la situation des droits de l’homme sur notre continent et en particulier dans la sous région ouest africaine, où la liberté d’association, de manifestation publique et pacifique; de participation à la conduite des affaires de l’Etat et surtout d’expression; tous garantis par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ont été particulièrement mis à mal.

Madame la présidente,

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), rappelle aux Etats parties leur engagement à promouvoir, respecter et protéger les droits de l’homme. En effet, en adoptant la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et en instituant ce mécanisme de mise en oeuvre qui est la Commission Africaine
des Droits de l’Homme et des Peuples; ils se sont engagés eux-mêmes à promouvoir, respecter et protéger les droits garantis par ladite Charte, mais aussi toutes actions menées en vue de sa mise en oeuvre effective.

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), tout en reconnaissant la nécessité de collaborer avec tous les acteurs pour atteindre les objectifs de la Charte, à savoir la jouissance des droits qu’elle garantis pour tous et mettre fin aux violations en Afrique; déplore que cela soit plus souvent des rapports de force qu’un dialogue constructif qui prévaut entre les défenseurs des droits de l’homme et les
représentants étatiques.

Madame la présidente,

Les récents événements qui ont bouleversé, notre continent et particulièrement l’Afrique de l’Ouest, nous interpellent tous. Ne pas agir, serait faillir à notre devoir de protéger toute victime de violations de droits de l’homme.

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), rappelle que c’est la responsabilité première de l’Etat de prendre toutes mesures nécessaires pour assurer et préserver le respect des droits de l’homme, de tout citoyen désireux de prendre part à la vie politique nationale, de s’associer, de manifester
librement et pacifiquement et de s’exprimer, comme garanti par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Par conséquent, le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), demande à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de:

  • Condamner fermement les violations massives des droits de l’homme commises en Guinée Conakry sur les populations civiles et le coup d’état constitutionnel au Niger;
  • Exiger de la junte militaire en Guinée Conakry de revenir à l’ordre constitutionnel et de mettre fin à toutes violations des droits de l’homme;
  • Demander aux autorités gambiennes de mettre en oeuvre la résolution sur la situation des droits de l’homme en Gambie, adoptée à sa 7eme session extraordinaire tenue à Dakar au Sénégal du 5 au 11 octobre 2009;
  • Exiger des autorités nigériennes de rétablir l’ordre constitutionnel conformément aux principes de l’Union Africaine en matière de démocratie et de bonne gouvernance consacrés dans son Acte Constitutif;
  • Rappeler aux Etats parties à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, leurs engagements à respecter et protéger les droits de l’homme;
  • Demander aux Etats parties à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de prendre les mesures nécessaires pour assurer le respect et la protection effective des droits de l’homme en Guinée Conakry, en Gambie, au Niger et sur l’ensemble de notre continent.

 

Je vous remercie.

 

En effet en Octrobre 2011 le Togo sera examiné sur la situation des DH par le nouveau mécanisme mis en place par le Conseil des Droits de l’Homme appelé Examen Périodique Universel (EPU).

Ce mécanisme examine la situation des DH dans les 192 Etats des Nations Unies et de faire des recommandations pertinentes à l’endroit des pays examinés afin d’apporter des améliorations en matière des DH et de la Démocratie.

Tenu à FOPADESC à Lomé du 27 au 29 juillet 2010, cet atelier a regroupé 32 participants venant des 5 Régions Economiques du Togo (Régions Maritime, Centrale, des Plateaux, des Savanes et de la Kara) et de Lomé Commune, travaillant sur des thématiques diverses.

Par ailleurs, un participant de la CNDH, un du Ministère des Droits de l’Homme et un du HCDH avaient pris part à la rencontre.
Deux experts du Service International pour les Droits de l’Homme ont donné la formation dont les modules ont porté sur les mécanismes africains et onusiens. L’accent a été mis sur l’EPU avec un partage d’expériences d’autres pays déjà examinés tels que le Niger et la Côte d’Ivoire.

Une Stratégie de participation de la société civile togolaise à l’EPU et un calendrier d’actions à réaliser ont été élaborés par les participants. Cette stratégie détaille les actions que la société civile prévoit mener avant, pendant et après l’Examen du Togo en octobre 2011. Ces activités vont de la collecte des informations à l’élaboration des rapports de la SC, des activités de lobbying et de plaidoyer pour la prise en compte des recommandations de la société civile par le Conseil des Droits de l’Homme.

Les participants des 5 Régions Economiques et de Lomé Commune représentent les Points Focaux EPU-TOGO. Toutefois, compte-tenu du financement limité pour une participation plus large de la SC togolaise à cet atelier de Lomé, tous les acteurs des DH dans chaque Région et de Lomé Commune devront intégrer les Points Focaux mis en place pour un travail dynamique et de synergie ceci afin de créer un Comité compétent de Rédaction du Rapport de la SC sur la situation des DH au Togo pour l’EPU.

L’atelier a pris fin avec l’appel à tous les DDH togolais à contribuer à la réussite de rédaction d’un rapport national de la SC digne et la mise en place d’un comité de suivi de la mise en œuvre de la stratégie adoptée.

Pour toute information en relation avec la Participation de la Société Civile togolaise à l’EPU en 2011, adressez-vous à Mme Confort KABISSA-LAMBONI : [email protected] / [email protected]