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Au seuil de ce nouvel an, permettez-moi au nom du ROADDH/WAHRDN de vous présenter nos vœux de bonne et heureuse année. Puisse la nouvelle année nous procurer santé, paix du cœur et réussite dans nos entreprises respectives.
Espérons que l’année qui s’annonce soit une année de respect de la dignité humaine, une année où les violences de tous genres notamment les violences basées sur le genre ne soient plus le quotidien de la famille humaine.
Chers amis,
L’année 2013 s’en va au moment où des pays brûlent encore. Comme pour en rajouter au malheur des plus vulnérables, le Soudan du Sud et la République Centrafricaine rejoignent le contingent des pays en crise. Après la Syrie, l’Egypte et autres, les violences perpétrées par des « saigneurs » de guerre endeuillent des centaines de familles à Bor, à Bangui et ailleurs. Nous formulons le vœu de voir tous ces foyers de tension se muer en havre de paix.
Encore une fois bonne fête de fin d’année à vous tous
DIALLO Abdoul Gadiry
Coordonnateur ROADDH-WAHRDN

Malgré les demandes persistantes de la Communauté internationale appelant le Sénégal à dépénaliser l’homosexualité, les autorités sénégalaises réitèrent leur refus de légaliser cette pratique  qui serait contre les us et coutumes et religions du pays.

Ce sont des confidences glanées dans les couloirs du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu à Genève. Le Sénégal n’acceptera pas de sitôt, de légaliser l’homosexualité, comme le souhaitent les pays occidentaux. La délégation conduite lundi dernier, par Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice, à l’occasion de l’Examen périodique universel (Epu) à Genève, n’a pas fait dans le clair-obscur en réitérant les propos du chef de l’Etat tenus devant Barack Obama lors de sa visite à Dakar (26 et 27 juin). Pour certains, toutes les recommandations sont les bienvenues sauf celles ayant trait à l’homosexualité. Même si les membres de la délégation n’ont pas voulu s’exprimer à visage découvert, ils ont tenu néanmoins à exprimer leur «indignation» face à l’insistance des pays européens en particulier, relativement à la révision de l’article 319, qui punit les actes contre nature. «Nous allons mettre en œuvre progressivement les recommandations formulées par les pays de la Communauté internationale, surtout celles liées aux conditions difficiles des enfants ou encore aux conditions de la femme, mais il n’est pas question de réviser l’article 319 qui semble plus intéresser ces gens», a clairement indiqué un membre de la délégation du ministre Sidiki Kaba.
Un autre plus virulent est allé jusqu’à se demander au nom de quoi l’Occident veut imposer au Sénégal l’homosexualité, alors qu’au même moment, il combat farouchement la polygamie ? Quoi qu’il en soit, la délégation sénégalaise est restée intransigeante sur la question, même si le ministre lui est resté très évasif sur les réponses apportées lors de son audition devant l’Epu. De façon très intelligente, Sidiki Kaba a esquivé la question en disant simplement que le Sénégal combat plutôt les actes contre nature et non l’homosexualité, car chacun a le loisir de choisir son orientation sexuelle. Mais le Sénégal ne risque rien s’il ne souscrit pas aux recommandations de la Communauté internationale. Si l’on se fie aux éclairages formulés par Rolland Chauville, directeur exécutif de l’information de l’Examen périodique universel qui est un mécanisme nouveau et unique des Nations-unies, entamé en avril 2008 et qui consiste en l’examen de tous les pays du monde, tous les quatre ans et demi, sur leurs pratiques en matière de droits de l’Homme.
M. Rolland Chauville a indiqué qu’au sein des Nations unies, il n’existe pas encore de mécanismes d’évaluation de l’Epu pouvant aboutir à des sanctions à l’encontre des pays qui ne respecteraient pas de traduire en actes  les recommandations formulées par la Communauté internationale. «Pour le moment, nous n’avons pas un mécanisme devant permettre de prononcer des sanctions  suite aux recommandations de l’Epu», a éclairé M. Chauville.
Ce qui veut dire que le Sénégal n’a rien à craindre en termes de sanctions, au moins dans le court terme. Parce qu’à la longue, les pays occidentaux peuvent se lasser de «l’entêtement» du Sénégal, à force de devoir répéter les mêmes recommandations.
«C’est vrai qu’à un moment, peut-être au cours des prochains Epu, les pays peuvent réfléchir à propos de possibles sanctions, mais là, il n’existe pas encore de mécanismes, en se sens», a encore expliqué Rolland Chauville. Des intellectuels sénégalais ont récemment organisé un panel à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, au cours duquel, ils ont tiré la sonnette d’alarme sur l’intention cachée des pays occidentaux de conditionner l’aide au développement à l’abrogation de l’article 319 du Code pénal sénégalais. Les mêmes intellectuels ont demandé à l’Etat sénégalais d’anticiper les réflexions pour des solutions alternatives à l’aide occidentale au développement à l’image de la Gambie qui s’est résolue à prendre son destin en mains.

 

Source: Le quotidien

Le 22 Octobre 2013, le Sénégal est passé devant le conseil des droit s de l’homme des Nations Unies à Genève pour son examen Périodique universel. Au cours ces 17ème session le Sénégal est passé sans trop de difficultés. Il a donné une bonne impression et surtout des gages sur la promotion des droits de l’Homme, tout en se félicitant des réformes engagées ces dernières années pour protéger les personnes vulnérables, notamment les femmes et les enfants. De la loi sur la Parité votée en 2010, au deuxième plan d’action sur l’élimination des Mutilations génitales féminines récemment validé, en passant par l’amélioration du taux de scolarisation des enfants en âge d’être scolarisés, la redynamisation du Comité sénégalais des droits de l’Homme, la création de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté ou encore au vote de la loi d’orientation sociale, le Sénégal a présenté un tableau plutôt reluisant. Ce qui a ravi une bonne partie de la Communauté internationale, fortement représentée à Genève.

Mais après la présentation du rapport lu par le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, beaucoup de pays n’ont pas été tendre avec le Sénégal par rapport aux «discriminations» à l’égard des minorités sexuelles. Les homosexuels ont en effet été bien défendus par des pays comme la Grande Bretagne, la Belgique, la Grèce, l’Allemagne, l’Irlande, la Hollande, l’Italie et le Brésil, qui demandent à ce que ces personnes, qui ont choisi d’avoir une orientation sexuelle différente des autres, puissent s’épanouir pleinement au Sénégal. C’est à cet égard que la Belgique et la Grande Bretagne ont demandé au Sénégal de créer les conditions de dépénaliser l’homosexualité, pour mieux s’ancrer dans les principes de droit, établis par la Charte des Nations unies sur les Droits de l’Homme. L’Allemagne elle, a demandé la révision de l’article 319 du Code pénal qui réprime les actes contre nature car cet article va permettre à la police de procéder souvent à des «arrestations arbitraires» des hommes ayant choisi d’avoir des relations sexuelles avec des hommes. Les Pays-Bas sont allés plus loin à propos de la protection des droits des homosexuels. Leur représentant à l’Epu a recommandé au Sénégal de promouvoir un dialogue national, pour faire accepter le phénomène de l’homosexualité.