Histoire

La République de Guinée, est un pays d’Afrique de l’Ouest. La Guinée est parfois appelée Guinée Conakry, du nom de sa capitale Conakry, pour la différencier de la Guinée-Bissau, de la Guinée équatoriale et de la Nouvelle-Guinée. Elle a pris son indépendance de la France en 1958.

La Guinée se trouve sur la côte atlantique de l’Afrique de l’Ouest et est entourée de la Guinée-Bissau (386 km de frontières), du Sénégal (330 km), du Mali (858 km), de la Côte d’Ivoire (610 km) du Libéria (563 km) et de la Sierra Leone (652 km) et de l’océan Atlantique. Elle a une superficie totale de 245 857 km² et une population de 10 211 437 hab. Sa capitale est Conakry et sa monnaie le Franc guinéen (GNF).

Situation des Droits de l’Homme

Le rapport de 2008 du Gouvernement des États-Unis sur les Droits de l’Homme en Guinée donne un bref aperçu des violations graves des Droits de l’Homme qui ont lieu en Guinée. La torture, les conditions de détentions inhumaines, les périodes prolongées de détention avant le procès, la violence faite aux femmes, les mutilations génitales féminines, la traite des personnes et la violation de la liberté de la presse sont d’une préoccupation majeure.

Cette situation s’aggrave encore avec l’arrivée du Capitaine Moussa Dadis Camara (qui s’est autoproclamé président) qui plonge de nouveau la guinée dans un cycle infernal de violation des droits humains avec son cortège d’actes de barbarie.

[Des allégations de répression émanant de certains éléments des forces de sécurité d’un rassemblement pacifique et légitime de citoyens guinéens dans le stade, le 28 septembre 2009 culminant par la mort alléguée de 157 personnes et plus de 1000 blessés, dont les principaux leaders des partis politiques de l’opposition.

D’autres allégations révèlent la perpétration par les mêmes éléments, de viols collectifs et publics de femmes, au cours des événements, dans le stade et certains commissariats de police de la capitale]1.

De tels actes allégués constituent de graves violations de la Charte africaine (du Protocole) et des instruments juridiques régionaux et internationaux régulièrement ratifiés par la Guinée.

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (la Commission Africaine) réunie en sa 7eme Session Extraordinaire tenue á Dakar (Sénégal) du 5 au 11 Octobre 2009, a pris une résolution sur la situation des droits de l’homme dans la République de Guinée et a décidé d’entreprendre dans les meilleurs délais une mission d’établissement des faits dans la République de Guinée, en vertu de l’Article 46 de la Charte africaine.

source [ ]1 African Commission on Human and People’s Rights (ACHPR)