En date du 31 Juillet 2013, la Côte d’Ivoire a déposé les documents autorisant les individus et les organisations non-gouvernementales dotées du statut d’observateur auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de saisir directement la Cour. Lire

L’Afrique et ses défenseurs des droits humains: une triste réalité

Le continent africain a été et est le siège de plusieurs comportements caractéristiques de la méconnaissance et des violations des droits humains. Pour la majorité des jeunes africains, ces droits sont devenus un rêve impossible. Cette vision est favorisée par des pratiques irresponsables, cautionnées par certains gouvernants et allant à l’encontre des populations en général et des défenseurs des droits fondamentaux en particulier. Continue reading « Protéger les défenseurs des droits humains en Afrique: plus qu’un droit, une nécessité pressante »

A la 46eme Session Ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples Banjul 11-24 Novembre 2009
Déclaration au titre du point 6 (e)

Madame la présidente,
Honorables commissaires
Distingués invités
Mme, Mlle et Mr

Le Réseau Ouest Africain pour les Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), présente ses vives félicitations au nouveau bureau élu ainsi qu’aux nouveaux commissaires de la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples.

Nous soutenons la résolution de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sur la Gambie suite aux démêlés avec les défenseurs des droits de l’homme.

Ceci témoigne de l’importance qu’elle accorde au rôle des défenseurs des droits de l’homme, mais aussi de sa volonté de mener à bien la mission qui lui a été confiée, par nos Etats. A savoir: la promotion, la protection et le respect des droits de l’homme par tous et pour tous.

Madame la présidente,

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), suit avec grand intérêt la situation des droits de l’homme sur le continent et plus spécifiquement en Afrique de l’Ouest. Le Réseau Ouest Africain, voudrait par l’occasion qui lui est ici offerte; faire part de ses préoccupations quant aux situations de la Guinée Conakry qui a été le théâtre de multiples violations des droits de l’homme lors du désormais tristement célèbre 28 septembre 2009 et qui continuent à ce jour. Des menaces à l’endroit des défenseurs des droits de l’homme et particulièrement ceux de la Gambie suite aux déclarations du président Gambien, et enfin celles découlant du coup d’état constitutionnel survenu au Niger.

Ces événements pour ne citer que ceux là, illustrent la dégradation continue de la situation des droits de l’homme sur notre continent et en particulier dans la sous région ouest africaine, où la liberté d’association, de manifestation publique et pacifique; de participation à la conduite des affaires de l’Etat et surtout d’expression; tous garantis par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ont été particulièrement mis à mal.

Madame la présidente,

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), rappelle aux Etats parties leur engagement à promouvoir, respecter et protéger les droits de l’homme. En effet, en adoptant la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et en instituant ce mécanisme de mise en oeuvre qui est la Commission Africaine
des Droits de l’Homme et des Peuples; ils se sont engagés eux-mêmes à promouvoir, respecter et protéger les droits garantis par ladite Charte, mais aussi toutes actions menées en vue de sa mise en oeuvre effective.

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), tout en reconnaissant la nécessité de collaborer avec tous les acteurs pour atteindre les objectifs de la Charte, à savoir la jouissance des droits qu’elle garantis pour tous et mettre fin aux violations en Afrique; déplore que cela soit plus souvent des rapports de force qu’un dialogue constructif qui prévaut entre les défenseurs des droits de l’homme et les
représentants étatiques.

Madame la présidente,

Les récents événements qui ont bouleversé, notre continent et particulièrement l’Afrique de l’Ouest, nous interpellent tous. Ne pas agir, serait faillir à notre devoir de protéger toute victime de violations de droits de l’homme.

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), rappelle que c’est la responsabilité première de l’Etat de prendre toutes mesures nécessaires pour assurer et préserver le respect des droits de l’homme, de tout citoyen désireux de prendre part à la vie politique nationale, de s’associer, de manifester
librement et pacifiquement et de s’exprimer, comme garanti par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Par conséquent, le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADHH/WARDHN), demande à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de:

  • Condamner fermement les violations massives des droits de l’homme commises en Guinée Conakry sur les populations civiles et le coup d’état constitutionnel au Niger;
  • Exiger de la junte militaire en Guinée Conakry de revenir à l’ordre constitutionnel et de mettre fin à toutes violations des droits de l’homme;
  • Demander aux autorités gambiennes de mettre en oeuvre la résolution sur la situation des droits de l’homme en Gambie, adoptée à sa 7eme session extraordinaire tenue à Dakar au Sénégal du 5 au 11 octobre 2009;
  • Exiger des autorités nigériennes de rétablir l’ordre constitutionnel conformément aux principes de l’Union Africaine en matière de démocratie et de bonne gouvernance consacrés dans son Acte Constitutif;
  • Rappeler aux Etats parties à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, leurs engagements à respecter et protéger les droits de l’homme;
  • Demander aux Etats parties à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de prendre les mesures nécessaires pour assurer le respect et la protection effective des droits de l’homme en Guinée Conakry, en Gambie, au Niger et sur l’ensemble de notre continent.

 

Je vous remercie.