Manifestation des étudiants

Action d’urgence pour la libération des étudiants et Le Coordinateur de TPMN

L’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme exprime son inquiétude pour le jeune Bakary Bathily, secrétaire général du syndicat national des étudiants de Mauritanie activement recherché par la police depuis 2 jours. Il y a lieu de rappeler que le jeune Bathily avait été torturé à mort à Kaédi, dans le sud du pays, lors de la manifestation des jeunes protestant contre la procédure irrégulière d’enrôlement.

L’AMDH condamne avec force l’intervention violente des forces policières sur le campus universitaire à Nouakchott le 02 février de 12 à 23h 00 aboutissant à l’arrestation de plusieurs étudiants, alors qu’ils étaient en grève depuis 5 jours, réclamant l’amélioration de leur conditions d’étude et le paiement des arriérés de leur bourse.

L’AMDH rappelle que le droit de manifester, de se réunir, de se syndiquer, d’association, de réunion, d’expression, d’opinion sont des droits fondamentaux garantis par la constitution mauritanienne et que les autorités universitaires ont l’obligation de protéger les étudiants sur le campus universitaire qui reste un lieu inviolable par les forces de police.

L’AMDH exige la libération immédiate et sans conditions des étudiants gardés à vue dans les commissariats de Ksar I et II, la brigade de constat, la brigade routière de Nouakchott, et de Teyaret et dont les noms suivent :

1-Bocar Diagana
2-Kane Mohamed Elkebir
3-Abdelkerim Athié dit AKA,
4-Dem Mokhtar,
5-Zakaria Sall,
6-Mohamed Mokhtar Sall,
7-Amadou Aw,
8-Almamy,
9-Tidjani,
10-Ba Bocar Hamath,
11-Naji,
12-Abdallahi,
13-Wejah.

Au moment où nous publions cette action d’Urgence, nous apprenons que le coordinateur du mouvement Ne Touche Pas à Ma Nationalité, monsieur Abdoul Birane Wane a été interpelé par la police à 15h 00 ce Jour, 04 février, alors qu’il se rendait au centre hospitalier de Nouakchott pour saluer un parent proche.

Il est à craindre une atteinte grave à son intégrité physique et morale comme pour les étudiants déjà arrêtés depuis deux jours.

L’AMDH recommande aux autorités universités et politiques de se mettre autour de la table pour négocier avec les jeunes, universitaires ou non.

L’AMDH demande à la société civile mauritanienne et aux réseaux des droits de l’Homme d’exiger l’arrêt de la poursuite des étudiants et des jeunes et la libération immédiate de ceux qui sont déjà arrêtés.

Enfin l’AMDH :

– Rappelle aux autorités politiques que l’entrée de la Mauritanie au conseil des droits de l’Homme exige que la Mauritanie respecte les principes fondamentaux des droits de l’Homme qui ne peuvent souffrir d’aucune restriction ni répression.
– Exige la sauvegarde de l’intégrité physique et morale des personnes arrêtées et leur libération immédiate et sans conditions.

Fait à Nouakchott le 04/02/12

La présidente
Maître Fatimata MBAYE

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