Forum sur la participation des ONG à la 51eme session ordinaire de la CADHP

Le forum sur la participation des ONG à la 51eme session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuple s’est tenu du 14 au 16 avril 2012 à Banjul en Gambie. Il est organisé par le Centre Africain pour les Droits de l’Homme et l’Etude de la Démocratie (ACDHRS)* et a vu la participation de plus de 400 ONG des Droits de l’homme en Afrique.

Cérémonie d'ouverture

Ce forum offre une plate-forme d’échanges, de discussion, mais aussi de mise en place de stratégies régionales de lobbying et de plaidoyer des ONG. C’est également au cours du forum que les ONG présentent adoptent des résolutions sur des questions pertinentes de droits de l’homme en Afrique, ces résolutions sont ensuite présentées a la Commission qui décide ou non de les adopter, néanmoins les résolutions du Forum des ONG sont des références concernant les avancées des droits de l`homme sur le continent au depuis la mise en place du forum.

Présentation et projection du film sur Floribert Chebeya

Les participants ont eu à discuter sur les situations des droits de l’homme et de la démocratie en Afrique entre autre la situation des droits de l’homme en Angola et au Soudan ; les femmes et les droits de propriété et d’intersection avec le VIH/SIDA ; les industries extractives et les violations des droits de l’homme en Afrique ; la prévention des tortures en Afrique ; les prisons et les lieux de détention en Afrique.

Après deux jours de discussion des projets de résolutions ont été adoptés.

Au cours de la première journée, L’ACDHRS a organise également la 25e Foire Africaine du Livre des Droits de l’Homme en marge du Forum, afin de permettre aux ONG de faire du réseautage et d’initier ou de renouveler l’échange de documents et d’informations et de faire connaître leurs activités.

Le forum a rendu hommage à la ‘’voix des sans voix’’ à travers la projection du film l’Affaire Chebeya, un crime d’Etat réalisé par Thierry Michel

Le ROADDH a participé aux travaux du Forum des ONG du 14 au 16 Avril et a pris part aux débats.

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*Le Centre Africain pour la Démocratie et les Etudes des Droits de l’Homme (ACDHRS) est une organisation non gouvernementale panafricaine indépendante créée en Gambie en 1989. Depuis sa création, le Centre se trouve à l’avant-garde de la promotion et la protection des droits humains et la démocratie en Afrique par Le renforcement des capacités, le réseautage, la recherche-action, la publication et la documentation

Democracy Coalition Project, avec le soutien du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains félicitent le groupe de travail pour le rapport sur l’EPU du Togo et exhorte le gouvernement togolais à mettre en oeuvre les recommandations acceptées.
Suite à la

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recommandation faite au gouvernement togolais d’enquêter sur les allégations de torture, évoqués lors du procès de Kpatcha Gnassingbé et coaccusés (Allemagne)
Un premier rapport d’enquête publié le 18 février par le gouvernement et présenter comme étant le rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme a été désavoué par cette dernière qui a publié le « vrai » rapport deux jours après. Cette situation a créée une polémique sans précédent et générer un climat de méfiance qui remet en cause la volonté du gouvernement à faire la lumière sur ces allégations.
Craignant pour sa sécurité, suite aux menaces dont il aurait fait l’objet après la publication du second rapport, le président de la CNDH a dû s’exiler en France avec sa famille.
Nous sommes préoccupés par la sécurité des autres membres de la commission et de leurs familles et exhortons le gouvernement à garantir leur protection physique et psychologique.
Le 29 Février le gouvernement a rendu publique une liste de mesures visant à mettre en oeuvre les recommandations de la Commission Nationale, nous, considérons que les mesures contenues dans la liste sont insuffisantes et demandons au gouvernement togolais de revoir l’ensemble des recommandations et d’assurer leur mise en oeuvre effective.
La Commission Vérité Justice et Réconciliation ayant déjà transmis certaines recommandations au gouvernement, nous demandons au gouvernement togolais de les accepter et de les mettre en oeuvre.

EPU Togo: Déclaration de DCP avec le soutien du ROADDH

Nous sommes préoccupés par l’absence d’indépendance de la justice togolaise, malgré la réforme du système judiciaire en cours depuis 2009, hormis l’aménagement de certains bâtiments et le lancement des travaux de la nouvelle cour d’appel de Lomé, aucun changement notable n’a été relevé quant au fonctionnement du système judiciaire proprement dit.
Par ailleurs, le code des personnes et de la famille togolais n’est toujours pas conforme aux normes internationales car la révision du code initiée depuis 2000 n’est toujours pas terminée. La situation carcérale et les conditions de détention et de garde à vue, ne sont toujours pas conformes aux standards internationaux.
DCP et le ROADDH invite le gouvernement togolais à accélérer la réforme de la justice, à terminer la révision du code des personnes et de la famille dans les plus brefs délais, d’activer les mesures de désengorgement de la prison civile de Lomé et d’améliorer les conditions de détention.
Nous invitons également le gouvernement togolais à s’engager à travailler avec la société civile pour la mise en oeuvre des recommandations acceptées.