Il y a deux ans, l’Assemblée générale des Nations unies approuvait, à une large majorité, la création d’un Conseil des droits de l’homme en lieu et place de l’ancienne Commission des droits de l’homme, rendue de plus en plus inopérante par des luttes de leadership entre pays du Nord, se disant dépositaires exclusifs de la démocratie et des droits de l’homme, et les pays du Sud sommés de se conformer aux canons européens. C’est ainsi que fut créer l’EPU au cours de l’année 2008.
EPU. Cet acronyme de trois lettres est désormais sur toutes les lèvres, dans les milieux des droits de l’homme. Ils désignent, en effet, l’Examen Périodique Universel, le nouveau mécanisme créé par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour examiner la situation des droits humains dans tous les pays membres des Nations unies. Devant ce mécanisme, plusieurs délégations de plus de soixante dix pays prennent la parole. Les uns pour poser des questions, les autres pour émettre un témoignage ou demander des éclaircissements à la suite d’un exposé liminaire sur l’état des droits de l’homme d’un pays donné.

Le contenu des rapports ressort le plus souvent la situation des droits de la femme et de l’enfant tout comme l’état des lieux du pays en matière de droits politiques, économiques, sociaux et culturels.

La Guinée tout comme la Guinée Bissau, pays membres du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH/WAHRDN) vont présenter leur rapport devant ce mécanisme respectivement les 4 et 7 mai 2010.

Pour la société civile de ces deux pays, l’objectif de ce rapport est de porter à la connaissance de la communauté internationale, les violations des droits humains commises sur ces territoires et d’interpeller le gouvernement en place et au moment de l’Examen Périodique Universel, de prendre toutes les mesures nécessaires afin de situer les responsabilités.

Faire le parallèle entre certains pays africains déjà examinés et d’autres en attente de l’être c’est présager de l’issue à réservée à ces derniers. Et, c’est bien ce probable manquement que risquent d’avoir beaucoup de pays.

En effet, la Tunisie a été le premier pays africain à se soumettre à cet exercice quadriennal le 8 avril 2008. Les différentes délégations ont dans leur quasi-totalité félicité la Tunisie pour la qualité du rapport présenté, son caractère méthodique, la richesse de son contenu et son engagement à poursuivre sur la voie de la protection des droits de l’homme au point où le président du Conseil des droits de l’homme a invité les pays qui suivront à s’inspirer du modèle tunisien.

Il y a sans doute des raisons qui expliquent cet appel au score de la Tunisie à l’EPU de 2008.

Pays le plus compétitif d’Afrique et du monde arabe, la Tunisie est classée 13ème en termes de confiance dont bénéficient les hommes politiques auprès de l’opinion publique, 17ème pour le lancement dans des délais compétitifs de projets économiques, 24ème dans la sous-rubrique «fiabilité des services de police» et 28ème concernant les relations du travail.

Au regard des évènements malheureux et ininterrompus que connaissent la plupart des pays africains, (Conflits sanglants, meurtres, assassinats, détentions arbitraires, musellement de la presse, pour ne citer que ceux-là.) qui sont les maux principaux contre lesquels les droits de l’homme luttent, la Guinée et la Guinée Bissau parviendront-elles à éditer le modèle tunisien à la huitième session du groupe de travail du Conseil des droits de l’homme en Mai 2010?
Attendons de voir!

Informations

Selection-EPU des Troikas pour la Guinée:
Ghana, Bosnie Herzegovine, Japon
Calendrier provisoire de la huitième session du groupe de travail

Mardi 4 Mai Vendredi 7 Mai Jeudi 6 Mai Mardi 11 Mai
10h-13h: Examen sur la Guinée 9h-12h: Examen sur la Guinée Bissau 12h-12h 30:Adoption du rapport sur la Guinée 12h-12h 30: Adoption du rapport su la Guinée Bissau

La session biannuelle de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) se tiendra à la fin de ce mois (28 avril – 12 mai). Elle sera précédée par le Forum régulier des ONG (25 – 27 avril), où les défenseurs des droits de l’homme et autres acteurs de la société civile discuteront des problèmes les plus graves des six derniers mois, et identifieront les domaines d’action prioritaires qui seront communiqués, à travers des résolutions et des recommandations, à la CADHP.

Au regard des grands changements politiques dans plusieurs pays de l’Afrique du Nord au cours de ces derniers mois, le Forum des ONG portera une grande partie de son attention sur la situation relative aux droits de l’homme dans ces pays. Il se concentrera sur les défis auxquels les défenseurs des droits de l’homme font face dans ces contextes, et examinera les opportunités pour établir une culture de respect envers les droits de l’homme. Les membres des réseaux sous-régionaux des droits de l’homme apporteront des mises-à-jour sur la situation des autres régions, avec un accent particulier sur les pays en pleine crise politique, y compris la Côte d’Ivoire.

Afin de saluer la nouvelle Décennie africaine des personnes handicapées, le Forum des ONG tiendra un panel de discussion réunissant des représentants d’ONG et des institutions nationales de droits de l’homme (INDH), ainsi que des académiciens, afin d’évaluer la mise en oeuvre d’un précédant sur le sujet. Sans oublier que 2010 – 2020 est également la Décennie africaine de la femme, et que 2011 marque le 100ème anniversaire de la Journée internationale de la femme, un temps sera également consacré à la réflexion sur les défis et les réussites de 100 ans de plaidoyer pour les femmes. Un panel de discussions se tiendra sur un nombre d’autres sujets, y compris une mise-à-jour sur la 16ème session du Conseil des droits de l’homme (le Conseil). Présidée par le SIDH, cette session présentera les développements de la dernière session du Conseil et la manière dont celles-ci sont liées aux initiatives de plaidoyer au niveau régional. Ceci constituera une tentative d’illustration de la manière dont le système des droits de l’homme de l’ONU peut être influencé par des efforts de plaidoyer nationaux et être utile aux développements relatifs aux droits de l’homme sur le terrain.

Durant la Session ordinaire de la CADHP, les rapports étatiques du Burkina Faso et de la Namibie seront examinés. Bien que le rapport périodique de la

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Libye soit également au programme, ce n’est certain s’il sera examiné vu la situation politique actuelle du pays. Les Commissaires individuels et les Rapporteurs spéciaux présenteront des rapports sur leurs activités des six derniers mois, et des rapports de visites au Soudan, en Mozambique et en Tunisie seront considérés pour adoption lors de la Session.

Pendant les prochaines semaines, les défenseurs des droits de l’homme auront plusieurs opportunités d’interagir avec la CADHP afin d’influencer les délibérations et les décisions de ce mécanisme des droits de l’homme. L’engagement des ONG peut avoir l’objectif de tenir les États responsables de leurs obligations des droits de l’homme, tout en renforçant le travail de la CADHP elle-même. Les inquiétudes collectives des défenseurs des droits de l’homme à travers tout le continent et au-delà sont confirmées lors du Forum des ONG, et c’est à cet organe de définir la meilleure manière de les communiquer à la CADHP. Ces inquiétudes peuvent être liées aux problèmes thématiques ou aux situations dans les pays, ou peuvent avoir un rapport avec l’accès qu’ont les ONG au système-même afin de parler des questions liées aux droits de l’homme.

Le SIDH participera au Forum des ONG et à la 49ème session de la CADHP, et fournira des informations sur les développements à la fois durant et après ces sessions.

Source:ishr.ch
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L
e concept des droits de l’homme a aujourd’hui trouvé sa place dans notre société pour définir les droits inaliénables, intransgressibles et intrinsèques dont disposent les individus, indistinctement de leur race, sexe, religion, ethnie, entre autres. De l’antiquité à la période moderne, les textes n’ont cessé de rappeler l’importance des droits fondamentaux dont bénéficie chaque personne en tant qu’être humain. La protection des droits de l’homme est aujourd’hui devenue un facteur d’évaluation de l’état d’avancement des sociétés ou encore de la démocratie.

Voici quelques déclarations qui ont été faites sur la protection des droits de l’homme en général et plus spécifiquement sur la protection des défenseurs des droits de l’homme en Afrique.

Pays Date d’adoption Lire les déclarations
Grand Baie (Mauritanie) 16 avril 1999 D E C L A R A T I O N
Kigali (Rwanda) 08 mai 2003 D E C L A R A T I O N
Banjul (Gambie) 04 juin 2004 D E C L A R A T I O N
Johannesburg (Af. Sud) 04 Novembre 1998 D E C L A R A T I O N