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Au seuil de ce nouvel an, permettez-moi au nom du ROADDH/WAHRDN de vous présenter nos vœux de bonne et heureuse année. Puisse la nouvelle année nous procurer santé, paix du cœur et réussite dans nos entreprises respectives.
Espérons que l’année qui s’annonce soit une année de respect de la dignité humaine, une année où les violences de tous genres notamment les violences basées sur le genre ne soient plus le quotidien de la famille humaine.
Chers amis,
L’année 2013 s’en va au moment où des pays brûlent encore. Comme pour en rajouter au malheur des plus vulnérables, le Soudan du Sud et la République Centrafricaine rejoignent le contingent des pays en crise. Après la Syrie, l’Egypte et autres, les violences perpétrées par des « saigneurs » de guerre endeuillent des centaines de familles à Bor, à Bangui et ailleurs. Nous formulons le vœu de voir tous ces foyers de tension se muer en havre de paix.
Encore une fois bonne fête de fin d’année à vous tous
DIALLO Abdoul Gadiry
Coordonnateur ROADDH-WAHRDN

L’Examen périodique universel (EPU) est un mécanisme unique et efficace du système des Nations Unies qui fait l’examen de la situation des droits de l’homme dans les 192 pays membres. Il « a le potentiel de promouvoir et de protéger les droits de l’homme dans les coins les plus sombres du monde. » Considéré comme l’une des principales caractéristiques du Conseil, l’examen périodique universel est crée pour assurer un traitement équitable pour tous les pays lorsque la situation des droits de l’homme est évaluée.

La Gambie, membre du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des droits de l’homme (ROADDH / WAHRDN), et membre de l’ONU, a été examinée le mercredi 10, février 2010 à Genève par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Deux jours après l’examen, l’adoption du rapport national sur la Gambie a été faite. Voici le compte rendu proposé par la rédaction du westafricadefenders.org sur ce pays.

En effet, la Gambie a été représentée par une délégation de 16 membres et dirigée par le procureur général et ministre de la Justice, Mme Marie-Saine Firdaus. Les documents sont composés du rapport national (A/HRC/WG.6/7/GMB/1), une compilation de l’information des Nations Unies (A/HRC/WG.6/7/GMB/2) et un résumé des informations des parties prenantes (A/HRC/WG.6/7/GMB/3).

Le rapport national a été présenté par S.E. Mme. Marie-Saine Firdaus. Elle a parlé de la peine de mort et a dit qu’elle s’appliquait uniquement aux assassinats et aux trahisons ayant entraîné la mort. S’agissant des droits de l’homme, elle a montré comment la constitution gambienne prévoit tout un chapitre sur les droits fondamentaux, y compris les droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels.

En outre, elle a souligné que la santé n’est pas garantie comme étant un droit fondamental, mais comme un principe directeur de la politique de l’Etat. Les élections faisant partie des droits de l’homme, Mme Marie Saine Firdaus a dit que la Gambie a une Commission électorale indépendante qui conduit le processus électoral pour des élections libres et équitables. Elle a ajouté que son pays a adopté une loi sur la traite des personnes.

À la suite de la présentation du rapport, un débat interactif a eu lieu. Nombre d’Etats ont pris part à la discussion, 29 États membres et 26 Etats observateurs.
Comme résultats positifs, il est remarqué que des mesures ont été prises dans la sauvegarde des droits de l’enfant (Child Trafficking Law and Children’s Act), la lutte contre les mutilations génitales féminines et la promotion de l’autonomisation accrue des femmes; la stratégie globale de réduction de la pauvreté et les efforts pour garantir le plein accès à l’éducation.

Toutefois, les inquiétudes et les questions soulevées sont les preuves que la Gambie a encore beaucoup à faire en matière de droits de l’homme suite à la réintroduction de la peine de mort en 1995. La violence domestique, les mutilations génitales féminines et la discrimination contre les femmes sont des faits réels; l’indépendance du pouvoir judiciaire, l’indépendance des médias et la liberté d’expression n’existent pas; la protection des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes, les arrestations illégales, les exécutions extra-judiciaires font partie du vécu quotidien des Gambiens. Il est fait mention des mauvais traitements, la torture, les disparitions forcées, la traite humaine et la criminalisation des relations consensuelles de même sexe.

La Gambie a expliqué le manque d’effectivité sur les questions soulevées en répondant que la peine de mort est rarement appliquée et il n’y a aucune condamnation à mort sous l’administration actuelle. S’agissant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, la Gambie a déclaré que les juges ne sont déplacés que pour incapacité ou inconduite et qu’un code de conduite existe bel et bien.
La liberté d’expression en Gambie, n’est limitée que pour des raisons de sécurité et que la Commission électorale indépendante assure des élections libres et équitables. La Gambie a défendu le fait que les Défenseurs des droits de l’homme jouissent de la sécurité qui leur sont garanties et que les différents groupes Ethniques et religieux co-existent pacifiquement.
Parlant de l’homosexualité, la Gambie a soutenu que les valeurs varient d’une culture à une autre, et l’orientation sexuelle n’est pas considérée comme un droit universel de l’homme en Gambie.

A la fin, le Conseil a formulé 10 recommandations que la Gambie doit accepter, respecter afin d’améliorer la situation des droits de l’homme dans les années à venir:

1. Combattre la violence (y compris la violence domestique) à l’encontre des femmes, éliminer la pratique des mutilations génitales féminines.
2. Renforcer la protection des enfants, notamment contre les mariages précoces et l’exploitation sexuelle.
3. Garantir l’indépendance de la magistrature.
4. Mettre en place un moratoire sur la peine de mort en vue de son abolition.
5. Assurer la protection des défenseurs des droits de l’homme.
6. Prendre des mesures légales pour promouvoir des médias libres et indépendants et pour protéger les journalistes.
7. Ratifier la Convention contre la torture.
8. Ratifier la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
9. Retrait d’une loi qui criminalisent les relations sexuelles entre adultes consentants et contre la violence fondée sur l’orientation sexuelle.
10. Mettre en place une institution nationale des droits de l’homme.

Rappel

A l’instar de l’Espagne et le Kenya, la Gambie, la Guinée et la Guinée Bissau, trois pays membres du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH/WAHRDN), vont passer devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies pour présenter leur rapport au cours des 7ème et 8ème session du groupe de travail de l’Examen périodique Universel. La Gambie est en ce moment même en train d’être examinée. La troika est constituée du Cameroun, de la Jordanie et de l’Ukraine. L’adoption du rapport sur la Gambie se fait aujourd’hui vendredi 12 Février 2010 à 12h.

En effet, La situation de la Gambie est l’une des plus préoccupantes en matière de violation des droits humains. En témoigne la déclaration publique par le président de ce pays disant qu’il éliminerait des gens qui se font passer pour des défenseurs au détriment du pays et a assuré que leur sécurité ne sera aucunement garantie par son gouvernement.

Suite à ces propos jugés scandaleux d’un chef d’Etat, les Experts des droits de l’homme ont demandé au Président de la Gambie de faire une autre déclaration publique dans laquelle il soulignerait l’importance et la légitimité du travail des défenseurs des droits de l’homme, et leur contribution essentielle au renforcement de la démocratie et la primauté du droit en contradiction avec ce qui avait été rapporté. Peine perdue, requête balayée du revers de la main par J.Jammey pour qui les droits de l’homme seraient une autre idéologie susceptible de mettre son ‘’trône’’ en péril. Malheureusement, cette idéologie est la condition sine qua nun pour qu’un Etat soit reconnu internationalement crédible.

Tout ceci est la preuve du non respect des nombreuses conventions que la Gambie a signée.

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH/WAHRDN), espère que les membres du Conseil vont saisir cette occasion afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les problèmes des droits humains les plus alarmants dans ces pays examinés et de faire des recommandations pertinentes dans le but de renforcer le respect des obligations par ces États dans le domaine des droits humains.

Le 14 mars 2011, le Conseil des droits de l’homme (le Conseil) a étudié le suivi de ses sessions extraordinaires sur la Côte d’Ivoire et a commencé son débat général sur les situations des droits de l’homme qui requièrent son attention.

La commission d’enquête sur la Côte d’Ivoire jouit d’un large soutien.

S’exprimant au nom de la Haut-Commissaire, Mme Kyung-wha Kang (la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme) a présenté le rapport du HCDH sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, qui couvre les développements jusqu’au 31 janvier 2011.

Le rapport décrit la détérioration drastique de la situation humanitaire dans le contexte de la crise post-électorale, se référant à de nombreux cas d’exécutions extrajudiciaires, d’enlèvements, de disparitions forcées, de harcèlement et d’intimidation, ainsi que d’autres formes de violations qui auraient été commises par des forces de sécurité et des groupes armés alliés à M. Laurent Gbagbo à Abidjan et dans d’autres endroits du pays.
Mme. Kang a déclaré qu’en plus du climat de violence générale, la crise prolongée et l’imposition de sanctions économiques ont eu des conséquences sévères sur la liberté de mouvement et l’accès aux services sociaux de base, et ont particulièrement affecté les droits à la santé et à l’éducation. Vu le risque d’une résurgence de la guerre civile, la Haut-commissaire adjointe a encouragé tous les groupes à faire preuve de la plus grande retenue afin d’éviter une escalade de la violence et résoudre leurs différends de manière pacifique.
S’exprimant au nom du pays concerné, M Ahoussou-Kouadio (ministre de la justice et des droits de l’homme du président entrant Alassane Ouattara) a souligné l’étendue des crimes organisés ainsi que des nouvelles formes de violences comme le pillage et le vandalisme pratiquées par les forces tribales de Laurent Gbagbo, et a demandé une commission internationale d’enquête afin de tenir les auteurs de ces crimes responsables pour des violations de droits de l’homme.

D’autres problèmes soulevés durant la session incluaient la détérioration des circonstances humanitaires des déplacés internes, les menaces proférées à l’encontre de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et ses employés, le recrutement de mineurs et l’utilisation de boucliers humains des deux côtés du conflit, ainsi que la propagande dans les médias et l’incitation à la haine.

Source:ishr.ch