ENGLISH:
Declaration of the West African Human Rights Defenders’ Network (WAHRDN) on Mob justice in West Africa

WAHRDN is particularly concerned and worried by the phenomenon of mob justice which is spreading in the Sub-Region.
It’s with bitterness that WAHRDN is observing every week harm to life in connection with mob justice occurred in the West African countries.
The most recent case is the tragic death of an officer of the Ghanaian Army, Captain Maxwell Mahama, on May 29, 2017, assimilated to a vulgar thief by a raging crowd.
These attacks to the right to life violate articles 4, 5, 6 and 7 of the United Nations Convention against Torture, 4 of the African Charter of Human and Peoples Rights, 06 of the International Covenant on Civil and Political Rights to which most of West African States are parties.
This situation, if it continues, could cause serious harm to human rights defenders and to the difficult environment in which they are working.
WAHRDN recalls that only the State has the monopoly exercise of violence in strict compliance with rules and standards established for this purpose.
WAHRDN condemns any violence by individuals to another individual, and calls for the responsibility of States to ensure that perpetrators of these popular vindictiveness are prosecuted and punished in accordance with laws in force in their territory.
The popular drift of which Captain Maxwell Mahama has been the victim, must appeal to the Ghanaian State which has always been cited for the seriousness of his political governance and its commitment to the principles and ideals proclaimed in the Universal Declaration of Human Rights (UDHR).
WAHRDN appeals:
Ghanaian judicial authorities, to make every effort to find all the perpetrators of this heinous crime and submit them to the rigor of the law.
All the Concerned States, to opt for vigilance and firmness to preserve the climate of tranquility and peace gained by forceps in the sub region.
ECOWAS Commission, to consider urgent measures to eradicate the phenomenon of mob justice in the subregion.
Human rights defenders, to increase the awareness activities in their respective countries in order to bring the citizens of West Africa to make use of legal mechanisms in order to reduce the propensity to justice.

Lomé, June 2nd, 2017

West African Human Rights Defenders’ Network
Contact Person:
Mélanie SONHAYE KOMBATE, Programs and advocacy director Regional Secretariat Email : roaddh@gmail.com
Phone contact : +228 903 00 285 14BP 152 Lome-TOGO

WAHRDN’s mandate is to promote and protect human rights defenders in West Africa. It is represented by human rights defenders ’coalitions or focal points in the 16 countries of West Africa

FRANÇAIS:

DECLARATION DU RESEAU OUEST AFRICAIN DES DEFENSEURS  DES DROITS HUMAINS (ROADDH) SUR LA VINDICTE  POPULAIRE EN AFRIQUE DE L’OUEST

Le ROADDH est particulièrement préoccupé et inquiété par le phénomène de justice populaire qui se généralise dans la Sous-Région. Il ne se passe plus une semaine où des atteintes au droit à la vie consécutives à des vindictes populaires ne soient enregistrées.

Le cas le plus récent est la mort tragique, le 29 mai 2017,  d’un officier de l’Armée ghanéenne, le Capitaine Maxwell Mahama,  assimilé à un vulgaire voleur par une foule en furie.

Ces atteintes au droit à la vie violent les articles 4, 5, 6 et 7 de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, l’article 4 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et l’article 6 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, auxquels les Etats ouest africains sont parties.

Cette situation, si elle perdure, pourrait porter en elle des nuisances graves aux défenseurs des droits de l’homme et à l’environnement déjà difficile dans lequel ils travaillent.

Le ROADDH rappelle que seul l’Etat détient le monopole d’exercice de la violence dans le strict respect  des règles et normes édictées à cet effet.

Le ROADDH condamne toute violence infligée par des individus à un autre individu, et en appelle à la responsabilité des Etats pour que les auteurs de ces vindictes populaires soient poursuivis et punis conformément aux lois en vigueur sur leur territoire.

La dérive populaire dont le Capitaine Maxwell Mahama a été victime, doit interpeller l’Etat ghanéen qui a toujours été cité en exemple pour le sérieux de sa gouvernance politique et son attachement aux principes et idéaux proclamés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH).

Le ROADDH en appelle:

Aux autorités judiciaires ghanéennes,  à tout mettre œuvre pour retrouver tous les auteurs de ce crime odieux et les soumettre à la rigueur de la loi.
A tous les Etats concernés, d’opter pour  la vigilance et  la fermeté afin de préserver le climat de quiétude et de paix acquis au forceps dans la sous-région. 
A la Commission de la CEDEAO, d’envisager des mesures urgentes en vue d’éradiquer le phénomène de la justice populaire dans la sous-région.
Aux défenseurs des droits de l’homme, de multiplier les activités de sensibilisation  dans leurs pays respectifs en vue d’amener les citoyens de l’Afrique de l’Ouest à faire usage des mécanismes judiciaires mis en place dans le souci de réduire cette propension à se rendre justice.

Fait à Lomé, le 02 Juin 2017,

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains

Personne contact : Mélanie SONHAYE KOMBATE, Directrice des Programmes et Plaidoyer Secrétariat Régional
Email : roaddh@gmail.com Téléphone : +228 903 00 285 14 BP 152 Lomé-TOGO

Le ROADDH a pour mandat de promouvoir et de protéger les défenseurs des droits humains en Afrique de l’Ouest. Il  est représenté par des coalitions membres ou des points focaux dans les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest.

Chers collègues, chers amis
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Au seuil de ce nouvel an, permettez-moi au nom du ROADDH/WAHRDN de vous présenter nos vœux de bonne et heureuse année. Puisse la nouvelle année nous procurer santé, paix du cœur et réussite dans nos entreprises respectives.
Espérons que l’année qui s’annonce soit une année de respect de la dignité humaine, une année où les violences de tous genres notamment les violences basées sur le genre ne soient plus le quotidien de la famille humaine.
Chers amis,
L’année 2013 s’en va au moment où des pays brûlent encore. Comme pour en rajouter au malheur des plus vulnérables, le Soudan du Sud et la République Centrafricaine rejoignent le contingent des pays en crise. Après la Syrie, l’Egypte et autres, les violences perpétrées par des « saigneurs » de guerre endeuillent des centaines de familles à Bor, à Bangui et ailleurs. Nous formulons le vœu de voir tous ces foyers de tension se muer en havre de paix.
Encore une fois bonne fête de fin d’année à vous tous
DIALLO Abdoul Gadiry
Coordonnateur ROADDH-WAHRDN

Malgré les demandes persistantes de la Communauté internationale appelant le Sénégal à dépénaliser l’homosexualité, les autorités sénégalaises réitèrent leur refus de légaliser cette pratique  qui serait contre les us et coutumes et religions du pays.

Ce sont des confidences glanées dans les couloirs du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu à Genève. Le Sénégal n’acceptera pas de sitôt, de légaliser l’homosexualité, comme le souhaitent les pays occidentaux. La délégation conduite lundi dernier, par Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice, à l’occasion de l’Examen périodique universel (Epu) à Genève, n’a pas fait dans le clair-obscur en réitérant les propos du chef de l’Etat tenus devant Barack Obama lors de sa visite à Dakar (26 et 27 juin). Pour certains, toutes les recommandations sont les bienvenues sauf celles ayant trait à l’homosexualité. Même si les membres de la délégation n’ont pas voulu s’exprimer à visage découvert, ils ont tenu néanmoins à exprimer leur «indignation» face à l’insistance des pays européens en particulier, relativement à la révision de l’article 319, qui punit les actes contre nature. «Nous allons mettre en œuvre progressivement les recommandations formulées par les pays de la Communauté internationale, surtout celles liées aux conditions difficiles des enfants ou encore aux conditions de la femme, mais il n’est pas question de réviser l’article 319 qui semble plus intéresser ces gens», a clairement indiqué un membre de la délégation du ministre Sidiki Kaba.
Un autre plus virulent est allé jusqu’à se demander au nom de quoi l’Occident veut imposer au Sénégal l’homosexualité, alors qu’au même moment, il combat farouchement la polygamie ? Quoi qu’il en soit, la délégation sénégalaise est restée intransigeante sur la question, même si le ministre lui est resté très évasif sur les réponses apportées lors de son audition devant l’Epu. De façon très intelligente, Sidiki Kaba a esquivé la question en disant simplement que le Sénégal combat plutôt les actes contre nature et non l’homosexualité, car chacun a le loisir de choisir son orientation sexuelle. Mais le Sénégal ne risque rien s’il ne souscrit pas aux recommandations de la Communauté internationale. Si l’on se fie aux éclairages formulés par Rolland Chauville, directeur exécutif de l’information de l’Examen périodique universel qui est un mécanisme nouveau et unique des Nations-unies, entamé en avril 2008 et qui consiste en l’examen de tous les pays du monde, tous les quatre ans et demi, sur leurs pratiques en matière de droits de l’Homme.
M. Rolland Chauville a indiqué qu’au sein des Nations unies, il n’existe pas encore de mécanismes d’évaluation de l’Epu pouvant aboutir à des sanctions à l’encontre des pays qui ne respecteraient pas de traduire en actes  les recommandations formulées par la Communauté internationale. «Pour le moment, nous n’avons pas un mécanisme devant permettre de prononcer des sanctions  suite aux recommandations de l’Epu», a éclairé M. Chauville.
Ce qui veut dire que le Sénégal n’a rien à craindre en termes de sanctions, au moins dans le court terme. Parce qu’à la longue, les pays occidentaux peuvent se lasser de «l’entêtement» du Sénégal, à force de devoir répéter les mêmes recommandations.
«C’est vrai qu’à un moment, peut-être au cours des prochains Epu, les pays peuvent réfléchir à propos de possibles sanctions, mais là, il n’existe pas encore de mécanismes, en se sens», a encore expliqué Rolland Chauville. Des intellectuels sénégalais ont récemment organisé un panel à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, au cours duquel, ils ont tiré la sonnette d’alarme sur l’intention cachée des pays occidentaux de conditionner l’aide au développement à l’abrogation de l’article 319 du Code pénal sénégalais. Les mêmes intellectuels ont demandé à l’Etat sénégalais d’anticiper les réflexions pour des solutions alternatives à l’aide occidentale au développement à l’image de la Gambie qui s’est résolue à prendre son destin en mains.

 

Source: Le quotidien